Jinthe : « En automne, une bonne sortie, c’est avant tout une question de good vibes »
Pourquoi l’air frais, les amis cyclistes et un latte bien chaud font partie des plaisirs de l’automne pour Jinthe. Pour beaucoup de cyclistes, l’automne marque le moment où la saison commence doucement à ralentir. Pour Jinthe, c’est au contraire une période qu’elle attend chaque année avec impatience. « Unpopular opinion : j’adore les saisons intermédiaires. » Et au fond, cela résume assez bien les choses. La chaleur de l’été disparaît, l’air devient plus frais et le dressing se transforme en petit casse-tête. Les manches longues côtoient encore les shorts, les couches thermiques réapparaissent et, quelque part, il doit aussi rester une paire de gants et un tour de cou. Où exactement ? C’est la même question chaque automne. Pour Jinthe, tout cela fait partie du charme de la saison.
Quand l’iced latte laisse place au chocolat chaud
Pour Jinthe, le passage à l’automne ne se remarque pas uniquement à la température. Tout ce qui entoure les sorties change aussi. L’iced latte est remplacé par un chocolat chaud accompagné d’un cinnamon roll. Les éclairages du vélo doivent soudain être rechargés et, bien sûr, ils sont déchargés précisément au mauvais moment. Sur son itinéraire habituel pour les séances d’intervalles, le paysage change presque chaque semaine. Les arbres deviennent orange, les feuilles quittent les branches pour recouvrir la route et même les canards au bord de l’eau se rapprochent les uns des autres lorsque les températures baissent. « La nature change un peu à chaque sortie. Je trouve ça vraiment magnifique. C’est comme si on roulait à chaque fois dans un nouveau livre de coloriage. » Mais la principale raison pour laquelle Jinthe aime cette période est finalement très simple : la température. « Je supporte vraiment mal la chaleur. Moi, je préfère ces températures fraîches qui rendent les joues rouges et transforment notre souffle en petit nuage. »
Le froid rapproche les cyclistes
Demandez à Jinthe ce qui rend ses sorties d’automne vraiment spéciales et elle n’a pas besoin de réfléchir longtemps : ses amis. Pas la vitesse, pas la distance et pas non plus l’itinéraire parfait. Quand il commence à faire plus froid, le groupe semble se rapprocher encore davantage. Parfois au sens propre. Si quelqu’un crève, les autres se regroupent pour rester au chaud. On partage les gants et certains prennent même un gilet supplémentaire au cas où quelqu’un en aurait besoin. Et lorsqu’il fait vraiment froid, il reste toujours une solution : passer chez quelqu’un, ou même chez les grands-parents, boire un thé, se réchauffer un peu et repartir. « Sans mes amis cyclistes, je ne prendrais jamais autant de plaisir sur le vélo. Quand il fait froid, le vélo nous rapproche, au sens propre comme au figuré. » Pour Jinthe, ce côté social est peut-être même plus important que la sortie elle-même. Être dehors, rouler ensemble et surtout beaucoup discuter. Apparemment, parler aide aussi à oublier le froid.
Quand l’automne en décide autrement
Tous ceux qui roulent en Belgique à l’automne le savent : les prévisions météo ressemblent parfois davantage à une suggestion. Jinthe a déjà vécu suffisamment de sorties qui ne se sont pas du tout déroulées comme prévu. Une pluie plus forte qu’annoncé, du vent que personne n’avait commandé ou un retour à la maison avec les vêtements trempés et les mains froides. Pourtant, cela se termine presque toujours avec le sourire. « Quand on a froid, on essaie surtout de parler autant que possible. Comme ça, on y pense moins. » Et parfois, le défi commence même avant d’avoir parcouru le moindre mètre. « Il nous est déjà arrivé de passer plus de temps à nous préparer, comprenez : essayer d’enfiler nos couvre-chaussures, qu’à réellement rouler. » Mais même dans ce cas, pour Jinthe, la sortie est déjà réussie. Ils se sont vus, ils sont sortis et cela compte. En automne, elle roule aussi plus souvent avec le club. Pas seulement parce que rouler ensemble est plus agréable, mais aussi parce que les conditions demandent davantage d’attention. Feuilles mouillées, flaques et boue rendent certaines routes et certains chemins moins évidents. Le rythme et l’itinéraire s’adaptent, mais la priorité reste la même : le plaisir.
Les good vibes avant la moyenne
À quoi ressemble alors la sortie d’automne idéale ? Pour Jinthe, elle ne commence pas par un objectif de vitesse moyenne. Elle commence avec les bonnes personnes, un beau décor et juste assez de vêtements pour rester confortable. Rouler ensemble sans trop se presser, puis se réchauffer dans leur café préféré, devenu presque une deuxième maison. « Pour moi, une sortie n’est vraiment réussie que lorsque les good vibes passent en premier. » Cela veut dire commander un latte bien chaud ou une soupe, éteindre le GPS sans vérifier une dernière fois la vitesse moyenne et surtout rester assis jusqu’à ce que tout le monde soit de nouveau bien chaud. Avec un petit inconvénient : il faut encore rentrer. Dès que l’on quitte la chaleur du café, l’extérieur semble soudain beaucoup plus froid que dans nos souvenirs. Alors il ne reste plus qu’à rentrer rapidement, poser le vélo et filer sous une douche chaude. Ou, dans la version très pratique de Jinthe, le vélo peut parfois suivre directement vers la douche. Deux choses de faites en même temps.
Ranger le vélo jusqu’au printemps ?
Jinthe comprend parfaitement la tentation. Certains jours, le canapé paraît beaucoup plus attirant qu’une sortie dans le froid. Et personne ne dit qu’il faut absolument rouler tous les dimanches pluvieux. Mais ce sont justement les sorties qui demandent un peu plus d’effort au départ qui lui apportent souvent le plus de satisfaction. « Personnellement, je retire beaucoup plus de satisfaction d’une sortie où j’ai dû un peu me dépasser que d’une sortie qui semblait facile simplement parce qu’il faisait beau. » Son principal conseil pour ceux qui préféreraient ranger leur vélo après l’été ? Trouvez de la compagnie. Des personnes qui vous envoient un message au moment où vous préféreriez rester à l’intérieur. Qui vous entraînent dehors, vous font rire en chemin et pensent peut-être même à prendre un gilet supplémentaire pour vous. Parce qu’au fond, pour Jinthe, une bonne sortie d’automne n’a pas besoin d’être parfaite. Il suffit d’être sorti et que les good vibes soient au rendez-vous.








